Le semestre Marc Bloch est lancé !
Le 15 juin au Palais universitaire, la journée d’étude dédiée à Marc Bloch inaugure un semestre consacré à l’une des figures majeures de l’histoire et des sciences sociales à l’occasion de sa panthéonisation qui aura lieu le 23 juin prochain. Tout au long de la journée, les intervenants se sont succédé pour exposer et discuter l'œuvre de Marc Bloch, son parcours et son actualité.
Devant une salle Pasteur comble, Michel Humm, doyen de la Faculté des sciences historiques, ouvre le bal des discours d’introduction à la journée d’étude, rappelant que Marc Bloch a travaillé au Palais universitaire, à quelques pas de là. Cette journée a pour ambition d’interroger l’héritage de Marc Bloch dans notre université, sa trace dans la conception de l’histoire enchâssée dans les sciences sociales. Elle permettra aussi de réfléchir à la signification de son entrée au Panthéon dans une semaine, le 23 juin
, enchaine Frédérique Berrod, présidente de l’Université de Strasbourg.
Promouvoir le dialogue et la responsabilité collective
Avant de conclure :Que cette journée reste dans vos mémoires pour faire vivre notre université, médaillée de la résistance, comme une université engagée au cœur de la cité, pour promouvoir le dialogue et la responsabilité collective pour que ce monde ne connaisse pas à nouveau une « étrange défaite »
, faisant référence à l’ouvrage de l’historien.
Catherine Trautmann, maire de Strasbourg, présidente de l'Eurométropole, met pour sa part en avant le lien entre l’université et la Ville de Strasbourg, une capitale intellectuelle, avant d’être une capitale européenne ». « L’université permet la connaissance plutôt que l’ignorance, le dialogue plutôt que le conflit. Marc Bloch et Strasbourg sont intrinsèquement liés : université et cité, frontière, Europe. Marc Bloch est désormais inscrit au patrimoine intellectuel et moral de notre ville et de notre pays.
La petite fille de Marc Bloch
Enfin, Frédéric Bierry, président de la Collectivité européenne d'Alsace, conclut en évoquant les trois leçons apportées par Marc Bloch, qui n’est pas seulement un héritage mais aussi ce que nous décidons d’en faire.
Ouverte au public, cette journée a permis de (re)découvrir les apports de Marc Bloch à l’histoire, interroger la portée de son engagement, mesurer la vitalité de sa pensée dans les débats actuels et rappeler qu’il a conçu à Strasbourg l’essentiel de son œuvre historique.
Plusieurs classes de collégiens ont fait le déplacement pour écouter les intervenants de renom à l’image de Patrick Boucheron, professeur au Collège de France ou encore Pap Ndiaye, ambassadeur, représentant permanent de la France auprès du Conseil de l’Europe. Sans oublier l’intervention de Suzette Bloch, petite fille de Marc Bloch.
- Retrouvez le programme et les intervenants
Retrouvez en vidéo plusieurs interventions de cette journée
- Regarder la vidéo sur youtube : Marc Bloch, mémoire et histoire familiale, Suzette Bloch, petite-fille de Marc Bloch
- Regarder la vidéo sur youtube : L’historien et la cité, Pap Ndiaye Ambassadeur, représentant permanent de la France auprès du Conseil de l’Europe
L’exemple de Marc Bloch montre que l’historien peut ne pas être fermé au monde dans lequel il vit, mais au contraire s’engager dans ce monde en y apportant sa démarche propre, faite d’analyse et de critique. Ce que fait aussi, à sa manière, Pap Ndiaye. - Regarder la vidéo sur youtube : Marc Bloch et la France, Patrick Boucheron, professeur au Collège de France
Selon Benoît-Michel Tock, co-organisateur de l'événement, « le patriotisme de Marc Bloch, incontestable au vu non seulement de ses écrits mais plus encore de son comportement en particulier en 1939-1944, n'était en rien chauvin ou revanchard. C'était un patriotisme d'amour et de lucidité, mais ni d'exclusion, ni d'exaltation ». Patrick Boucheron partage-t-il cette analyse du patriotisme de Marc Bloch ? Pap Ndiaye.
Que représente Marc Bloch pour des étudiants en histoire aujourd’hui ?
A la suite du cours : Ethique et épistémologie de l'histoire donné par Benoit Tock, six étudiants en licence d’histoire de l’Université de Strasbourg ont réfléchi à ce qu'est l'histoire, au rôle de l'historien et à la place de l'histoire en société. Une démarche qui les a conduits à s’intéresser à Marc Bloch et notamment à ses deux ouvrages : Apologie pour l'histoire ou métier de l'historien et l'Etrange défaite.
Présents lors de la journée du 15 juin, les étudiants sont venus faire part de leurs réflexions personnelles sur ce que représente Marc Bloch pour des étudiants en histoire aujourd'hui et pourquoi ses réflexions, ses travaux et son engagement peuvent accompagner un jeune historien en devenir.
- Retrouvez le témoignage de Grégoire Rigolle :
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Prochains rendez-vous
- Une table ronde « Marc Bloch et l’université », à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne en collaboration avec l’Université de Strasbourg le 23 juin.
- Un cycle de conférences à l’automne avec notamment des conférences grands publics proposées par le Jardin des sciences. Sans oublier plusieurs tables rondes interdisciplinaires organisées en collaboration avec la Maison interuniversitaire des sciences sociales et des humanités d'Alsace (Misha) sur le modèle des « réunions du samedi » fondées par Marc Bloch à l’Université de Strasbourg…
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