Par Elsa Collobert
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Le Musée zoologique, terrain de jeu grandeur nature pour esprits curieux

Non content d’être un refuge privilégié des familles frileuses lors des frisquets week-ends d’automne, le Musée zoologique, fidèle à sa vocation pédagogique, accueille chaque semaine plusieurs dizaines de classes. Reportage avec l’une d’entre elles.

Yeux grands ouverts, oreilles attentives et langues suspendues (enfin presque !) : les sens en éveil, les douze élèves de « maîtresse Adèle », de l’école des Romains, à Koenigshoffen, visitent ce jeudi après-midi le Musée zoologique.

Avant d’entrer dans les espaces d’exposition, Angélie Royer, la médiatrice du Jardin des sciences, les a prévenus : Ici, on touche avec les yeux ! Ça peut être dangereux pour vous d’utiliser vos mains, à cause des produits utilisés pour la conservation des animaux ! Est-ce qu’on verra un capibara ? s’enquiert Idir avec intérêt.

Squelette de dinosaure ?

Après un jeu de devinette dans le grand hall, pour découvrir quelle espèce se cache derrière l’impressionnant squelette suspendu (pas un dinosaure ni un dragon, mais une baleine à bec, démasquée par les enfants grâce à ses « ailes » nageoires), et une explication des vertus de la conservation des espèces, la classe s’égaille devant les vitrines de la salle suivante, laissant derrière elle paresseux, ara et pangolin. Mission du jour pour les élèves de CE1 : imaginer dans leur carnet leur propre musée, un cabinet Hermann miniature, à la manière de ce qui vient de leur être expliqué par Angélie.Mission du jour pour les élèves de CE1 : imaginer dans leur carnet leur propre musée, un cabinet Hermann miniature

Loup, hyène, coquillage… À leur disposition, des autocollants distribués par la médiatrice du Jardin des sciences. Mais aussi leur sens de l’observation, qu’ils utilisent pour dessiner ici un lynx, là-bas un ocelot ou encore un toucan. Dans la salle suivante, les chatoyants papillons ont beaucoup de succès, notamment auprès de Méliya et de sa copine Zeyna, de même que les mygales velues. Les homards et les crabes, un peu moins !

Cohabitation

Surprise ! Si on ne peut pas toucher les animaux naturalisés, plusieurs dispositifs interactifs, permettant notamment d’entendre les cris d’animaux, ont été disséminés dans le musée.

C’était l’un des défis pour le musée nouvelle mouture : Mêler la visite des publics scolaires et les visiteurs “classiques”, décrit Angélie Royer. Ce jeudi après-midi, la cohabitation se passe bien. Il faut dire que les élèves sont très studieux et attentifs, répartis par petits groupes dans les espaces d’exposition, encadrés par Adèle et l’accompagnant du jour, Maxime.

Je ne pensais pas qu’ils seraient si curieux, sourit Adèle, l’enseignante. Elle se félicite de ce que cette visite va les aider à bien comprendre la classification des animaux , au programme cette année.

Un programme adapté pour chaque niveau scolaire, de la maternelle au lycée, en passant par le primaire, en fonction des attentes des enseignants et du programme, confirme Angélie Royer, qui a co-conçu, avec ses collègues du service éducatif des Musées de la Ville de Strasbourg, l’animation d’aujourd’hui, « Bienvenue au musée ». Nous bénéficions aussi du soutien d’un enseignant relais de l’académie, ajoute la médiatrice du Jardin des sciences. C’est très gratifiant quand des enfants, ou même des adultes, nous confient se rappeler de leur visite au Musée zoologique, parfois des années après ! sourit Angélie, qui y travaille depuis huit ans. Et ce n’est pas rare ! Sûr qu’Idir, Méliya, Zeyna et les autres, se souviendront de leur visite !

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