Vœux 2026 : « Vive le sport à l’Université de Strasbourg ! »
A motifs léopard, blanches à cœurs colorés, vertes… parmi les quelque 500 personnes venues assister aux vœux de l'Université de Strasbourg, certaines avaient répondu à l’appel figurant sur l’invitation en revêtant leur plus belle paire de baskets. Des vœux couplés à l’inauguration du nouveau Centre sportif universitaire (CSU), ce mardi 13 janvier à 11 h dans le gymnase principal du bâtiment.
Après une introduction de Jérémie Darenne, vice-président Vie étudiante, Thomas Weulersse, architecte et gérant de l’atelier D-Form, présente le bâtiment. Premier projet d’une telle envergure pour l’atelier, véritable Tetris architectural sur une parcelle petite et contraignante
, auquel ses architectes souhaitent une longue vie sportive
.
Frédérique Berrod, baskets aux pieds, prend ensuite la parole. Pour son premier discours de vœux, elle revient sur 2025, une année à la fois dérangeante et intrigante, riche de nouvelles expériences et marquée par de multiples incertitudes et de nouveaux dangers
. L’occasion aussi de poser une nouvelle ambition « pour mieux "chatouiller les cimes" de l’excellence, de l’inventivité et de l’inclusivité en 2026. »
Une école d’humilité, de discipline, de collectif
La présidente poursuit par le CSU, ce vaisseau moderne au service de près de 90 disciplines sportives sur quelque 7 000 m2
. Un bâtiment aux murs jaunes, jaune du maillot du gagnant du Tour de France cycliste ou encore d’un des cinq anneaux olympiques, qui porte surtout l’excellence dans la compétition sportive.
Sans oublier de donner le ton de la carte de vœux de l’Université de Strasbourg en 2026.
Le CSU est aussi un lieu qui ancre dans son architecture les valeurs d’ouverture, d’inclusion et de bien-être au travail de notre belle université. Le sport est, on le sait, une école d’humilité, de discipline, de collectif
, poursuit Frédérique Berrod qui rappelle également la démarche environnementale dans laquelle s’inscrit le bâtiment. Conçu de manière écoresponsable, il permet une efficacité énergétique jusqu’à quinze fois meilleure que celle d’un bâtiment passif traditionnel.
Au-delà du CSU, une politique sportive sera portée haut à partir de 2026
, pour mettre la pratique sportive au cœur de notre quotidien en recherche comme en formation.
Une politique animée au travers d’une charge de mission confiée à Fabrice Favret. Sans oublier de mentionner le fonds mis en place par la Fondation de l’Université et des Hôpitaux universitaires de Strasbourg pour soutenir les étudiants sportifs de haut niveau. Soit plus de 200 étudiants engagés dans une trentaine de disciplines.
Cap sur 2026
Place ensuite au cap plus global de 2026. Pourquoi avoir encore des diplômes quand on a l’IA ?
, lance Frédérique Berrod, évoquant les attaques contre la fonction même de la formation universitaire. Avec en guise de riposte un plan global sur l’IA en formation, ou encore le développement d’une IA souveraine maison.
Au menu de 2026 aussi : la valorisation du titre de doctorat, le développement de la formation sur l’égalité pour lutter contre les discriminations, ou encore la formation à l’interdisciplinarité pour permettre à chaque étudiante et étudiant de sortir de son couloir de nage.
La recherche et la science ne sont pas oubliées. Le tout, dans un contexte budgétaire qui « nous oblige à pratiquer des sports de l’extrême, avec des gouffres et des "Himalaya". »
70 pratiquants sportifs pour le geste inaugural
Et de conclure, toujours en filant la métaphore du sport : Tel un mantra pour 2026 : faisons vivre nos corps et nos esprits, non pas seulement pour les cultiver en les pliant à quelque technique précise, mais pour éprouver nos sensibilités, explorer nos tonalités et nous engager dans nos intensités profondes.
Pia Imbs, présidente de l’Eurométropole de Strasbourg et Maxime Ahrweiller Adousso, secrétaire générale de la Préfecture du Bas-Rhin représentant le préfet, prennent enfin la parole, saluant elles-aussi la qualité de ce géant discret
.
Skis, VTT, ballons, gants de boxe, haltères, snowboards… 70 pratiquants sportifs de disciplines variées prennent ensuite place pour le geste inaugural. Au terme d’un décompte énoncé en chœur, ils brandissent leurs attributs sportifs, pendant que sur le devant de la scène, raquette de badminton en main, Frédérique Berrod, Pia Imbs et Maxime Ahrweiller Adousso lancent un volant sur le public. Vive le sport à l’Université de Strasbourg !
- Retrouvez l’intégralité du discours de Frédérique Berrod
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