Par Margarita Ialtyr
Temps de lecture :

Trois délégations de l’Unistra en visite dans plusieurs universités japonaises

Fin 2025, la présidence de l’université, la Direction de la recherche et de la valorisation et de la Direction des relations internationales se sont rendus au Japon. Une invitation à participer à plusieurs évènements et rencontres qui marquent la continuité des échanges scientifiques privilégiés avec de nombreuses universités partenaires.

A l’occasion des cérémonies organisées pour la célébration des 150 ans de l’université pour femmes d'Ochanomizu, Frédérique Berrod, présidente de l’Université de Strasbourg, Yoichi Nakatani, impliqué depuis plus de 40 ans dans les échanges de chercheurs avec le Japon et Marie-Claire Lett, responsable depuis 23 ans des échanges avec l’Université d’Ochanomizu ont été invités. La délégation comprenait également Valérie Gibert et Birte Wassengerg respectivement, Directrice générale et vice-présidente Europe et relations internationales de l’Unistra. Suite à ces  évènements, la délégation a également été accueillie par les équipes présidentielles de plusieurs autres universités japonaises avec lesquelles l’université entretien des liens structurés depuis de nombreuses années : Kyoto, Osaka, Tokyo et Sophia.

La présidente de l’Université Frédérique Berrod a rappelé, lors de la cérémonie d’anniversaire à l’Université Ochanomizu que les échanges d’étudiants, de chercheurs et les projets de recherche commun sont le produit d’une longue histoire entre Strasbourg et le Japon, puisque les premiers échanges d’étudiants datent de la fin du 19e siècle. Ce voyage a montré aussi combien ce lien est vital pour défendre nos valeurs communes et progresser dans une coopération pérenne pour défendre ensemble la liberté de notre recherche et plus globalement la place de la science dans nos sociétés, souligne-t-elle. 

Les rencontres avec les différentes universités ont fait apparaître l’opportunité de développer une approche de thèmes communs par l’échange d’expériences. Par exemple, L’université pour femmes d'Ochanomizu investit beaucoup dans les questions d’égalité hommes-femmes. Elle promeut le leadership des femmes non seulement dans le milieu universitaire, mais dans tous les domaines de la société japonaise, et les opportunités qui leur permettraient d’arriver aux postes de direction, explique Birte Wassenberg, vice-présidente Europe et relations internationales. De tels échanges pourraient aussi se développer sur le thème du développement durable. 

Approfondir nos relations existantes

La volonté mutuelle de l’Unistra et de nos partenaires japonais d’approfondir nos relations existantes

À ce jour l’Unistra compte 38 partenaires japonais. Les visites des membres de la présidence et de la Direction des relations internationales (DRI) au pays du soleil levant fin 2025 confirment la volonté mutuelle de l’Unistra et de nos partenaires japonais d’approfondir nos relations existantes. 

Des échanges scientifiques privilégiés

Nous avons beaucoup de partenariats pour la recherche avec le Japon, et nos prix Nobel sont un atout incontestable dans l’attractivité de notre université, rappelle Birte Wassenberg, en soulignant que les partenaires japonais sont autant intéressés par les sciences dures que les sciences humaines, ce qui a été discuté lors d’une visite à l’Université de Waseda, avec laquelle elle a développé des projets de recherche sur les frontières. Dans les échanges, les japonais sont intéressés par les mobilités même de courte durée et évoquaient leur volonté d’accroître les possibilités de cotutelle de thèses, car c’est très attractif pour eux. Les différents domaines de recherche mentionnés sont l’intelligence artificielle, la protection des données, la chimie, le développement durable et les recherches en Santé.

Une autre délégation de l’Unistra, conduite par Rémi Barillon, vice-président recherche accompagné de Michèle Forte, directrice de la Maison universitaire France-Japon et de 5 enseignants-chercheurs a participé au 2e colloque marquant les 40 ans d’échanges scientifiques privilégiés avec l’Université Toyo. Quelques semaines plus tôt, c’est à Strasbourg que le premier volet ce colloque se déroulait.  
La délégation s’est également rendue à l’université du Tohoku pour mettre en place les modalités d’échanges de chercheurs dans le cadre d’un accord signé récemment ainsi qu’à l’Université de Gakushuin, partenaire de l’Unistra pour les échanges d’étudiants. 

Renforcer l’attractivité de l’Unistra auprès des étudiants et enseignants japonais

Le Japon est également une destination très attractive pour nos étudiants, nous recevons beaucoup de demandes de mobilité vers cette destination, constate la vice-présidente, en soulignant que cet intérêt est réciproque : chaque année, entre 75 et 97 étudiants effectuent une mobilité entre l’Unistra et les universités japonaises. Lors de notre visite, deux anciennes étudiantes japonaises de l'université d'Ochamomizu  ont pris la parole pour partager leur expérience d’études à l’Université de Strasbourg ; elles étaient ravies de leurs études chez nous et ont apprécié l’expérience interculturelle. C’était un témoignage très touchant.

Accroître le nombre d’étudiants japonais et français en mobilité et sensibiliser les partenaires à une nouvelle forme de contractualisation

Une troisième délégation de la Direction des relations internationales (DRI) s’est déplacée au Japon, du 8 au 12 décembre 2025. Deux objectifs principaux guidaient cette mission : accroître le nombre d’étudiants japonais et français en mobilité et sensibiliser les partenaires à une nouvelle forme de contractualisation via les accords KA131 Erasmus, favorisant des collaborations plus structurées et durables. Cette délégation, composée de la directrice des relations internationales, Irina Simion, de la chargée de coopération, Angélique Daniel et de la responsable de la mobilité internationale étudiante, Camille Florentz, s’est ainsi attachée à renforcer l’attractivité de l’Unistra auprès des étudiants et enseignants japonais, en multipliant rencontres et temps d’échange. 

Plusieurs discussions ont porté sur les accords existants - la DRI pilote actuellement un portefeuille de 38 partenaires institutionnels au Japon - ainsi que sur les renouvellements en cours et les opportunités de développement de programmes courts conjoints. La délégation a également exploré des pistes pour élargir ces partenariats à de nouvelles disciplines, afin de mieux répondre aux besoins exprimés par les composantes. Cette mission a par ailleurs permis de recueillir directement auprès des partenaires les informations essentielles à la finalisation du projet européen Mobilité internationale de crédits (MIC), dont le dépôt est prévu en février 2026.

Dans une logique d’amélioration continue, les procédures liées à la mobilité étudiante - en particulier les circuits de traitement des candidatures et les modalités d’accueil des étudiants - ont été examinées avec les homologues japonais. La préparation des étudiants à la mobilité, notamment ses dimensions interculturelles, a naturellement occupé une place centrale dans les échanges. 

Enfin, une soirée Alumni a eu lieu dans le cadre de cette mission, réunissant une dizaine de participants, incluant des étudiants français actuellement en mobilité à Tokyo et de jeunes diplômés japonais ayant étudié à Strasbourg. Cette rencontre a offert une excellente occasion d’échanges directs sur l’impact de leur formation à l’étranger et sur la manière dont ils contribuent aujourd’hui à promouvoir l’Unistra et ses universités partenaires.

La prochaine étape consiste à voir de quelle manière nous pouvons concrétiser la volonté réciproque d’approfondissement de nos relations avec le Japon. Il faut utiliser l’existant pour créer une dynamique positive pour nos partenariats de formation et de recherche , conclut Birte Wassenberg.

Catégories

Catégories associées à l'article :

Mots-clés

Mots-clés associés à l'article :

Changer d'article