Par Marion Riegert
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Finale Alsace de Ma thèse en 180 secondes : « Soyez curieux, et cultivez cette curiosité ! »

Douze doctorantes et doctorants présentent tour à tour leur travail de thèse en trois minutes top chrono ! Ce jeudi 19 mars, la finale Alsace de la 13e édition du concours Ma thèse en 180 secondes (MT180) s'est déroulée à l’amphithéâtre Cavaillès de l’Université de Strasbourg sous le regard de lycéens, d’invités, du grand public et des internautes. Les deux premiers prix du jury et le prix du public participeront à la finale Grand Est, le jeudi 9 avril au Planétarium du Jardin des sciences.

Bonjour public de l’amphithéâtre Cavaillès est-ce que ça va ? Ah ces jeunes ils ne me déçoivent jamais, plaisante Margaux Lagleize, comédienne. L’animatrice du jour présente ce concours qui lance le défi à de valeureux doctorantes et doctorants de se former à la vulgarisation, et de sortir de l’ombre pour venir nous expliquer en 180 secondes l’objet de leur recherche, et peut-être de leurs cauchemars, de leurs espoirs.

L’intérêt ? Dans un monde où rode l’obscurantisme, un chercheur ou une chercheuse qui sait communiquer parvient à créer des ponts entre son monde merveilleux et nous. Sans oublier d’obtenir des financements, ils ne peuvent pas vivre uniquement de nouilles instantanées et d’espoir », ou encore « briser le tabou de la solitude.

Soyez curieux, et cultivez cette curiosité ! 

Rémi Barillon ouvre le bal des discours. L’université et ses membres sont toujours au cœur des évènements de l’histoire et du présent, souligne le vice-président Recherche, formation doctorale et science ouverte. Il poursuit par une présentation de l’université, une des plus grandes en formation et recherche en Europe, qui traite tous les domaines, avec 60 000 étudiants, 2 000 en thèse, dont la moitié internationaux. Sans eux, la recherche de Strasbourg ne serait pas à ce niveau d’excellence.

Céline Delalex, qui représente la délégation Alsace du CNRS, enchaine en présentant le travail en laboratoire, de la recherche à la publication des résultats. Et de conclure par un conseil au lycéens et lycéennes : soyez curieux, et cultivez cette curiosité !

Un nano-taxi modulable

Partie invisible de l’iceberg dans la maladie de Parkinson, confiance envers le gouvernement et performance macroéconomique, douleur chronique et troubles de l’humeur… les présentations se succèdent. Première à s’y coller Léa Denechere, qui réalise sa thèse au Laboratoire de bioimagerie et pathologies (LBP - CNRS/Unistra). Elle nous emmène dans son garage nouvelle génération pour embarquer dans son nano-taxi modulable. Guidé par une antenne GPS, il permet d’amener l’ARN thérapeutique directement au sein des cellules cancéreuses.

Ça gaz à effet de serre , sourit Constance Lucet-Bérille, doctorante à l'Institut pluridisciplinaire Hubert-Curien (IPHC - CNRS/Unistra), qui présente ses travaux sur l’hydrogène, la nouvelle énergie à la mode et révolutionnaire. Problème, il est produit à 98% à partir d’énergies fossiles. L’alchimiste des temps moderne développe un bioréacteur le plus efficient possible, grâce à la fermentation obscure : Je change le plomb en or ou plutôt les déchets en hydrogène.

Le moment cannois de l’après-midi

Liam cours pas ! Samuel on lance pas le cerceau sur le copain ! Retour ensuite en enfance, et plus précisément en petite section à Souffelweyersheim. Nathalie Durgetto, du Laboratoire interuniversitaire des sciences de l’éducation et de la communication (Lisec - Université de Lorraine/Université de Haute-Alsace/Unistra), évoque la transmission des techniques implicites entre stagiaires et enseignants. 

Après un temps d’échanges animé par Margaux Lagleize, durant la délibération du jury et le vote des lycéens, place au résultat. Le moment cannois de cet après-midi s’ouvre à présent, glisse Margaux Lagleize qui précise que chaque prix est assorti d’un chèque de 200 €. Le troisième prix du jury est décerné à Carlos Berrout Amezaga au Bureau d'économie théorique et appliquée (Beta - CNRS/Unistra/Université de Lorraine/Inrae).

Le deuxième prix du jury revient à Antoine Rittaud du Laboratoire interdisciplinaire des énergies de demain (Lied - CNRS/Université Paris Cité) et à l'Institut Charles-Sadron (ICS - CNRS). Le premier prix du jury est remis à Anthony Augé du Laboratoire d’innovation thérapeutique (LIT - CNRS/Unistra). Constance Lucet-Bérille obtient, pour sa part, le prix du public. Ces trois derniers sont qualifiés pour la finale Grand Est qui aura lieu le 9 avril. Je tiens à vous signaler que la promesse a été tenue, ça a duré moins de 180 minutes, conclut Margaux Lagleize.

Rendez-vous le 9 avril pour la finale Grand Est

Cette année, et pour la première fois, l’Université de Strasbourg accueille une nouvelle étape du concours : la finale Grand Est, qui a lieu le jeudi 9 avril de 19 h 30 à 21 h 30 au Planétarium du Jardin des sciences. Les deux premiers prix du jury et le prix du public de la finale alsacienne vont concourir face à six doctorantes et doctorants issus des universités de Lorraine et de Reims Champagne-Ardenne. Cette nouvelle finale permet de sélectionner une lauréate ou un lauréat, qui représentera la région lors de la finale nationale le jeudi 28 mai à Lille.

Ma thèse en 180 secondes est une action organisée à l’échelle nationale par le CNRS et France universités. L’édition alsacienne 2026 est co-organisée par le Jardin des sciences de l’Université de Strasbourg et la délégation Alsace du CNRS, en association avec l’Université de Haute-Alsace. Elle est soutenue par la Région Grand Est, l’Eurométropole de Strasbourg, la MGEN, la Casden et la Société des amis des universités de l’Académie de Strasbourg.

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