Un module de sensibilisation à la propriété intellectuelle à l'heure du test
Le Pôle universitaire d’innovation Alsace (PUIA) a l'ambition de déployer une sensibilisation des chercheurs et chercheuses aux enjeux de la propriété intellectuelle dans toutes les unités de recherche du territoire à l'automne prochain. Une démarche en plusieurs étapes. La phase de test du module de formation s'est avérée fructueuse. Reportage.
Le Pôle universitaire d’innovation Alsace co-construit sa démarche de sensibilisation à la propriété intellectuelle (PI) avec l’Institut européen entreprise et propriété intellectuelle (IEEPI)*. Une quinzaine de participantes et participants, acteurs et actrices majeures de l’écosystème d’innovation alsacien, se sont réunis ce mercredi 27 mai pour faire évoluer un projet de présentation des enjeux de la protection intellectuelle (PI) destiné aux chercheurs et chercheuses.
L’ambition est de développer la sensibilisation à la PI dans toutes les unités de recherche à la rentrée 2026
, a précisé David-Alexandre Bonne, responsable du PUIA, en ouverture de cette présentation à l’Université de Strasbourg.
Ce temps fort s’inscrit dans une démarche de co-construction d’outils de sensibilisation à la PI, que les chargés d’innovation du PUIA déclineront ensuite en mallettes pédagogiques adaptées à chacun des domaines de recherche qu’elles et ils suivent : green techs et développement durable, numérique et informatique, santé, sciences de l'ingénieur, sciences humaines et sociales.
Un smartphone, 250 000 brevets
« Il n’y a rien d’aussi omniprésent et méconnu, ou mal compris, que la propriété intellectuelle dans le monde, alors qu’un smartphone, c’est 250 000 brevets »
Anne Grouselle, directrice générale de l'IEEPI, a relevé le défi de tester un module de sensibilisation de vingt minutes intitulé "Recherche, innovation, valorisation, la propriété intellectuelle au cœur des stratégies d’impact". Il n’y a rien d’aussi omniprésent et méconnu, ou mal compris, que la PI dans le monde, alors qu’un smartphone, c’est 250 000 brevets
, a-t-elle rappelé, portable en main, en guise d’accroche.
Idées reçues en cours dans le monde de la recherche au sujet de la PI (à déconstruire), portrait des actifs de PI (bien plus diversifiés que le seul - et très connu - brevet) et autres grandes interrogations sur le sujet, étaient à l’ordre du jour. Sans oublier une question majeure, et pratique, sur le bon timing pour publier ses articles scientifiques sans compromettre une protection intellectuelle ou un transfert de technologie. De quoi en savoir davantage sur la bonne manière de convertir un résultat de recherche en actif immatériel "protégeable", afin de le rendre disponible pour la société. Le cœur du sujet.
Les bons contacts au bon moment
Des échanges nourris ont suivi cette présentation, dont la dimension pédagogique a été unanimement saluée. L’occasion de dégager des pistes afin de permettre d’adapter davantage cette première mouture aux réalités des chercheurs et chercheuses qui en sont les destinataires.
En substance, l’importance de montrer l’intérêt de la valorisation et de l’innovation lors de cette sensibilisation a été soulignée. Comme la mise à disposition des chercheurs et chercheuses des bons contacts, à mobiliser au bon moment, en fonction de leurs besoins dans cette aventure collective qu’est la valorisation.
* dont l'Université de Strasbourg, le Centre d'études internationales de la propriété intellectuelle (CEIPI) et la Faculté des sciences économiques et de gestion sont partenaires.
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